SORTIE DE CORPS PERSONNE CONNUES

. DES EXPÉRIENCES DE SORTIE HORS DU CORPS PHYSIQUE


Voici une gerbe imposante d’expériences extra-corporelles, racontées par des personnalités connues :

William Gerhardi, M.A., B. Litt., 
professeur d’université
D'après : 
CROOKALL, Robert. 

The Study and Practice of
Astral Projection

" Le professeur Gerhardi n’avait aucune connaissance préalable de la projection astrale. À l’époque où il avait l’intention d’écrire un livre sur l’immortalité, il alla un soir se coucher dans un état d’épuisement nerveux… Il rêve qu’il s’est brisé une dent et que lorsqu’il tente de l’arracher, elle se détache facilement, comme un long bonbon de caramel collant. ' J’étais éveillé, dit-il, je le savais car je savais que je rêvais de cette dent. Par conséquent, bien que rêvant toujours, je n’avais qu’à me réveiller pour m’assurer que ma dent allait bien. Alors, réveille-toi, me dis-je, et vois que la chirurgie n’est pas nécessaire.

' Je m’éveillai, mais en sursaut : j’avais étendu la main pour presser le bouton de la lampe au-dessus de mon lit, mais je ne trouvais que le vide, et j’étais suspendu dans l’air, au niveau de la bibliothèque. La chambre, excepté pour la lueur venant du poêle électrique, était sombre alors que, tout autour de moi, il y avait une lumière laiteuse et translucide. J’étais à ce moment-là pleinement réveillé et tellement conscient que je ne pouvais douter de mes sens. Étonné, je me dis : Imagine donc ça. Et ce n’est pas un rêve!

' La suspension dans l’air ne dura que quelques minutes, pendant lesquelles je me sentais comme retenu par un bras de fer. Ensuite, je fus déplacé horizontalement, remis sur mes pieds et poussé gentiment comme si on me disait : Maintenant, c’est à toi d’avancer. Je me tiens là, toujours le même vivant, mais moins stable, comme si je défiais la gravité. Si l’univers entier s’unissait pour me dire que c’est un rêve, je demeurerais non convaincu…

' J’approche de la porte; je touche la poignée mais je ne peux l’actionner. Au moment où elle accepte de tourner, je me rends compte d’un étrange appendice : derrière moi se trouve un fil de lumière (le cordon d’argent). Ce cordon de lumière éclaire l’oreiller, comme s’il était attaché à la tête du dormeur. Qui aurait cru que j’avais un corps de rechange? Mais je ne suis pas mort : mon corps physique dort paisiblement, alors que je suis apparemment sur mes pieds et aussi solide qu’avant. Pourtant, ce n’est pas mon moi habituel. C’est comme si mon moule traversait un espace épais qui cependant cédait facilement devant mon vide. Mais vais-je en sortir? Au même instant, je suis poussé vers l’avant. La porte me traverse, ou c’est moi qui la traverse. Je suis dans le corridor, qui est sombre mais où luit une douce lumière qui semble émaner de mon propre corps, puis je pénètre dans la salle de bain, et là encore je suis incapable de manipuler l’interrupteur.

' Il y a toujours cet étrange ruban de lumière entre mon corps subtil et l’autre, comme un cordon ombilical qui permet au corps endormi de respirer. Je semble non pas marcher mais patauger dans une mer instable. Mais, me dis-je, tu dois être certain que tout ça est réel, de telle sorte que plus tard rien ne puisse te faire croire que c’était un rêve. Je me parle tout en accumulant toutes sortes d’images : la fenêtre ouverte, le rideau tiré, une nouvelle serviette de bain. Je n’ai pas l’idée de me regarder attentivement dans le miroir, mais j’y remarque un contour de moi qui est familier. […] Puis je note l’heure : je ne trouve rien d’autre comme preuve pouvant me convaincre plus tard. […] Je suis soudain poussé hors de la fenêtre, dans l’espace. Je crains que le fil de lumière ne se brise. Mais mon corps subtil obéit et retourne au-dessus du corps qui sommeille… Je ne veux pas le réintégrer, je veux chercher d’autres preuves. Je décide d’aller visiter mon ami Max Fisher, à Hastings. Je vole, mais je me mets soudain à douter, de sorte que je reviens aussitôt. Mais je sais que c’est possible, me dis-je. Et de nouveau, je me mets à voler, tellement vite que ma conscience diminue.

' Soudain, je me réveille dans mon lit. Aucun détail ne m’a échappé de toute l’expérience. Je me lève pour vérifier tout ce que j’avais remarqué : tout y est. "

Thor Heyerdahl, 
grand explorateur
D'après :
CROOKALL, Robert. 

Case-Book of Astral
Projections
, p. 36)
 

" Alors qu’il était sous anesthésie, Thor eut une expérience qui allait avoir un effet important sur sa façon de voir la vie à l’avenir. Bien que son corps physique n’ait pu entendre, sentir, voir ou bouger un doigt… son vrai moi était en vie, mais indépendant de son corps… L’expérience le laissa convaincu que l’existence de l’esprit était indépendante de celle du corps, et que cet esprit libéré des sens appréhendait une tout autre réalité… Pendant de longues périodes, il pouvait oublier qu’il existait une réalité au-delà de la vie terrestre, mais à chaque fois qu’il le fallait, c’était là comme une source intime de grande énergie. "

Arthur Koestler, 
célèbre écrivain et chercheur scientifique
D'après :
CROOKALL, Robert.
Case-Book of Astral
Projections, p. 52

" [...] ' Je flottais… dans une rivière de paix… Ensuite, il n’y avait pas de temps et pas de moi – le moi avait cessé d’exister. ' Cette expérience le libéra de la peur de la mort.

 

" [...] ' Il est souvent arrivé que je sois élevé hors de mon corps, devenant extérieur à tout le reste, contemplant une merveilleuse beauté, assuré de communion avec l’ordre le plus élevé, devenant un avec le divin… Mais, arrive ensuite le moment de la descente… "

Colin Turnbull, 
célèbre anthropologue
D'après :
CROOKALL, Robert.
Case-Book of Astral 
Projections. p. 61

À l’Université de Bénarès, on lui donna à boire dubhang, une boisson qui contient du cannabis. Il dit que son corps perdit toute sensation et il se sentit complètement libre. Ensuite, il se mit à voyager à travers les nuages au-dessus de l’Himalaya, d’où il regardait en bas un " paysage étonnant ". Comme tant d’autres qui ont vécu cette sortie hors de leur corps physique, il ne voulait pas y revenir. " Le monde entier m’apparaissait alors plus plein de vie que jamais, plein de vérité, de bonté et de beauté. "

S. R. Wilmot, 
marin américain 

(début du 20e siècle)
D'après :
CROOKALL, Robert. 

Case-Book of Astral 
Projections
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" Au cours d’une traversée de Liverpool à New York, le bateau de Wilmot est pris dans une violente tempête. Il écrit dans son journal : ' La tempête a duré huit jours. Dans la nuit qui a suivi le huitième jour, le temps commença à s’apaiser. Au petit jour, je rêvai que je voyais dans ma cabine ma femme, que j’avais laissée aux États-Unis. Elle m’apparut soudain, vêtue de sa robe de nuit, dans l’embrasure de la porte. Elle sembla alors découvrir que je n’y étais pas seul. Elle parut hésiter un moment, puis elle avança vers moi, se pencha et m’embrassa. Après m’avoir caressé un peu le visage, elle s’éloigna vers la porte et disparut. À mon réveil, je fus étonné de découvrir le compagnon avec lequel je partageais cette cabine et dont la couchette se trouvait au-dessus de la mienne, qu’elle débordait de quelques centimètres; appuyé sur le rebord, il me regardait fixement avec un certain étonnement :

—Alors, comme ça, me fit-il enfin, tu reçois la visite d’une dame pendant la nuit?

' Je lui demandai de préciser davantage. Mais, sur le coup, il refusa de poursuivre. Ce n’est que plus tard dans la journée, après avoir surmonté la peur du ridicule, qu’il finit par me raconter ce qu’il avait vu alors qu’il était éveillé. Son récit correspondait dans tous les détails à mon rêve…

' Arrivé en Amérique, je me rendis à Watertown où se trouvait ma femme et mes enfants. J’étais à peine arrivé qu’elle me posa la question suivante :

– As-tu reçu ma visite mardi de la semaine dernière?

– Une visite de toi? J’étais à plus de mille milles en mer.

– Je sais. Mais il me semble que je t’ai rendu visite.

– Dis-moi ce qui te fait penser ça?

' C’est alors que ma femme m’a raconté que pendant plusieurs jours, elle avait été très inquiète à mon sujet, à cause de la tempête. La dernière nuit, elle était particulièrement angoissée. Son attention se trouvait dirigée vers moi. Elle est restée ainsi sans presque fermer l’œil. Puis soudain, c’était à l’aube, il lui a semblé qu’elle était venue me voir. Elle a, pour ainsi dire, survolé une mer houleuse, à très peu de distance des vagues, pour enfin découvrir un navire marchand, noir et bas. Elle se trouva bientôt à bord, sur le pont. Puis elle se dirigea vers la poupe pour enfin se retrouver à l’intérieur de ma cabine. Alors qu’elle me décrivait le bateau, elle me demanda :

— Est-ce qu’on trouve toujours dans ce genre de bateau des cabines de luxe, tu sais, comme celle que j’ai vue où la couchette supérieure déborde sur celle d’en bas? Je vais même te dire qu’il y avait un homme dans la couchette du haut. Il avait l’air surpris et me dévisageait. Un moment, j’ai hésité à m’approcher. Mais j’ai fini par aller jusqu’à ta couchette. Je me suis penchée pour t’embrasser. Puis je t’ai un peu caressé la joue et je suis partie.

' La description qu’elle a faite du bateau était en tous points exacte, alors qu’elle n’y avait jamais mis les pieds physiquement. "

Charles Lindbergh,
aviateur, écrivain
D'après :
CROOKALL, Robert.
Case-Book of Astral 
Projections.

C’est en 1927 que Charles Lindbergh effectuait la première traversée de l’Atlantique en avion. Dans le récit de son aventure qui a pour titre le nom de l’appareil à bord duquel il a réussi son exploit –The Spirit of St.-Louis –, il décrit l’expérience de sa traversée qui a duré 34 heures.

Il rapporte d’abord qu’il n’a pas dormi durant les 24 heures précédant le décollage. Ce détail est important. On sait que l’épuisement de la résistance physique peut favoriser et parfois même provoquer une expérience de l’astral. Peu après le décollage, Lindbergh observe une étrange dissociation entre son corps et son esprit, qu’il avait jusque-là considérés comme inséparables. Vaincu par la fatigue, il commence à s’assoupir. Il s’efforce de résister, mais déjà le sommeil l’envahit, ce qui signifie pour lui une mort certaine. Cependant, en même temps qu’il s’endort, il se rend compte qu’une partie de lui-même reste alerte. Tout se passe, en effet, comme si son corps était endormi mais que son esprit veillait. La traversée se poursuit…

Après un moment, vers le milieu de la traversée, le pilote réalise que son esprit commence lui aussi à s’assoupir. Avec l’énergie du désespoir, il s’efforce de le maintenir éveillé. Mais rien à faire. Cet esprit à partsemble l’abandonner. Lindbergh est sur le point de s’endormir tout à fait. Mais au moment où il va perdre conscience, le voilà tout à coup parfaitement lucide, ne ressentant plus aucune fatigue, et cette fois, complètement en dehors de son corps. Et c’est cette conscience qui maintenant dirige le vol.

Il découvre autour de lui des présences de forme humaine, transparentes et légères, qui l’accompagnent dans son périple. C’est comme si elles lui étaient déjà familières dans une autre dimension. Il peut les voir toutes, même celles qui sont derrière lui et sans se retourner, car son esprit est devenu " comme un grand œil qui voit partout à la fois ", c’est-à-dire là où il dirige son attention. Ces présences apparaissent et disparaissent, traversant la matière avec aisance. Le pilote entend aussi des voix, qui lui semblent également familières. Ces voix l’encouragent, le conseillent et lui communiquent même certaines informations auxquelles il ne pourrait avoir accès en temps normal.

Lindbergh s’interroge. Quel lien y a-t-il entre ces présences et lui-même? Il lui semble qu’il participe à un rassemblement amical après des années de séparation : " C’est comme si j’avais connu ces êtres dans quelque ancienne incarnation. " Lorsque le vol exige une manœuvre, le pilote reprend contact avec laréalité, pour aussitôt après se retrouver dans l’autre dimension. Il a l’impression de se situer quelque part dans une zone intermédiaire, entre la vie matérielle et l’au-delà, ou encore " dans un champ magnétique entre deux planètes, et propulsé par des forces que je ne peux contrôler, incomparablement plus puissantes que tout ce que j’ai connu ".

Il se demande s’il n’est pas mort, ou sur le point de l’être. La mort a cessé de lui paraître redoutable : elle a cessé d’être pour lui un terme final.

Robert A. Monroe, 
homme d’affaires, 
communicateur et 
fondateur du Monroe Institute
D'après :
CROOKALL, Robert. 

Case-Book of Astral
Projections
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Chez lui, l’expérience extra-corporelle se produit parfois sans qu’il le veuille. Il la vit, malgré lui, en pleine conscience. Or, il n’est pas parapsychologue, ni occultiste ni philosophe, mais simplement spécialiste de la communication électronique. Il a tout d’abord œuvré comme journaliste, puis dans le domaine de l’électronique, particulièrement de la télévision. C’est en 1958 que, pour la première fois, il se dégage de son corps physique. Cette étrange capacité lui est venue sans aucun effort de sa part, sans aucun conditionnement. Un jour, alors qu’il faisait une sieste après le repas, tout à coup, il s’éveilla pour ainsi dire à une distance de quelques mètres de son corps physique… Il a vécu quelque 900 projections astrales avant d’écrire son premier livre. Son cas est d’autant plus curieux qu’il a même tenté à plusieurs reprises, mais toujours sans succès, d’empêcher la sortie de se produire, car il se trouvait souvent entraîné dans l’astral inférieur (où la conscience est au plus bas), une expérience troublante dont il se serait volontiers passé.

Monroe effectue parfois une projection astrale fort singulière, durant laquelle il cherche à entrer à l’intérieur d’une cage de Faraday, faite d’un grillage de cuivre dans lequel circule un courant électrique (direct) de 50 kv… Étant parvenu à se libérer de son corps physique, il découvre que son corps astral est prisonnier de la cage. Pourtant, dans les conditions habituelles, le corps astral traverse sans difficulté la matière. Ce n’est donc pas le grillage qui le retient, mais le courant électrique. (Voir plus bas, Muldoon)

Dans une autre projection, il retourne dans la rue au-dessus de laquelle il s’était déjà déplacé astrale

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